" Claude Duboscq, un compositeur landais (1897-1938) : sa vie, son oeuvre

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Né en 1897 dans une famille issue de la haute bourgeoisie bordelaise, Claude Duboscq baigne dans un milieu pieux dès son plus jeune âge. Son père, notaire et grand propriétaire dans les Landes, encourage ses dons musicaux. Dès 3 ans, Claude débute le piano et à 11 ans, il compose déjà ses premières oeuvres. Formé à la Schola Cantorum sous la direction de Vincent d’Indy, il se rattache au courant debussyste. Brillant pianiste, il compose de nombreux poèmes musicaux.

Démobilisé en 1917, il rejoint son père à Onesse-Laharie, qui avait fait construire une salle de musique avec un orgue, ce qui valut le surnom de « Le Bourdon » à la villa. Après avoir composé diverses œuvres pour piano, il décide de ne plus composer que de la musique religieuse. En 1926, il crée à Onesse-Laharie un « théâtre de verdure » de culture populaire destiné à devenir un « Bayreuth chrétien », appelé Théâtre du Bourdon inauguré en 1930 avec l’ouvre Colombe-la-Petite. La mort de son père en décembre 1930 marque un tournant dans sa carrière. Après une tournée en Belgique qui remporte un vif succès, Claude Duboscq se suicida le 2 mai 1938 peu de temps après la mort de sa dernière fille âgée de 18 mois.

Nos conférenciers :

Antoine de Montille, Président de l’association des Amis de Claude Duboscq (ou Société du Bourdon) petit-fils du compositeur, est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Pianiste amateur, il a été élève au Conservatoire d’Angoulême dans son enfance, puis trois ans à l’Ecole normale de musique de Paris dans les années 1990, et s’est spécialisé depuis quelques années dans l’accompagnement de formations jazz, de chanteurs et chanteuses (jazz et variétés). Il concentrera son intervention sur l’oeuvre musicale et dramatique de son grand-père, remarquable par sa qualité et sa simplicité, son esprit imprégné de mysticisme religieux, et une écriture musicalement très située dans son époque, avec l’influence de l’école française fin XIXe - début XXe.

De formation littéraire et diplômé en sciences politiques, Alain Herman est, depuis 2017, conservateur honoraire du patrimoine. Directeur de la Culture à la Région Aquitaine jusqu’en 2005, il a ensuite dirigé une mission d’étude et d’observation sur l’économie de la culture en région (2006-2010). De 2011 à 2017, il a oeuvré en qualité de conservateur et chef de projet, à la réhabilitation du Chalet de Saint-Symphorien. Il replacera le parcours du compositeur et de l’artiste dans le contexte de son enfance à Bordeaux, des traumatismes vécus durant la Grande Guerre, de l’amorce d’une carrière prometteuse, puis évoquera sa vie centrée sur le village d’Onesse-Laharie avec un fort engagement dans la vie culturelle locale pour finir par les échecs, voire l’incompréhension qui le feront vaciller.

 

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (110 personnes maximum).