Activités

Cartable numérique : première guerre mondiale

Sommaire

A) LA VIE DES FRANÇAIS : ENTRE DEUILS, VIOLENCES, RESTRICTIONS ET DIFFICULTÉS MATÉRIELLES

Assistance aux familles de mobilisés. Décision de la commission d’appel pour une personne qui demande une allocation militaire, 13 novembre 1915, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Assistance aux familles de mobilisés. Lettre au Préfet, dénonçant « le trop perçu » de Mme Jourdan et demandant une enquête, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Assistance aux familles de mobilisés. Procès-verbal de l’enquête de la gendarmerie d’Ygos au Préfet au sujet de « la fortune » de Mme Jourdan, 27 septembre 1915, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Assistance aux familles de mobilisés. Procès-verbal de l’enquête de la gendarmerie d’Ygos au Préfet au sujet de « la fortune » de Mme Jourdan, 27 septembre 1915, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Assistance aux familles de mobilisés. Lettre du Préfet au président de la commission d’appel de Mont-de-Marsan lui faisant part de l’accord d’attribution des majorations à Mme Jourdan, 05 novembre 1915, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Assistance aux familles de mobilisés. Lettre au maire d’Ygos afin de toucher une majoration, 10 décembre 1915, RS 106.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

affaire Girons (dénonciation et enquête sur une famille dans le besoin qui aurait perçu des aides illégalement)

Lettre d’un métayer d’Orthevielle, incapable de payer son loyer depuis le départ de ses deux fils au front, au Préfet pour lui demander de raisonner son propriétaire, recto, 13 avril 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

lettre d’un métayer ayant ses deux fils au Front et qui a des problèmes avec le propriétaire

Lettre d’un métayer d’Orthevielle, incapable de payer son loyer depuis le départ de ses deux fils au front, au Préfet pour lui demander de raisonner son propriétaire, verso, 13 avril 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

lettre d’un métayer ayant ses deux fils au Front et qui a des problèmes avec le propriétaire

Les réfugiés belges

Dès août 1914 1 million de Belges ont fui devant l’avancée allemande et les exactions (civils fusillés,…) en France, Pays-Bas et Royaume Uni.

La France a aussi accueilli 58000 réfugiés arméniens entre 1922 et 1924.

Mais ce sont surtout 2 millions de français du nord et de l’est qui ont du se réfugier à l’intérieur du pays. Cet exil n’a pas toujours été facile. Parfois surnommés les " boches du Nord ", ils ont connu des problèmes administratifs, la misère et ont parfois été rejetés par les populations.

Etat des mutations des réfugiés Belges sur la commune de Cachen, 13 septembre 1915, RS 703.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

réfugiés belges à Cachen

Lettre du sous Préfet au maire de Dax. Instructions pour l’octroi d’une allocation intégrale pour les réfugiés évacués par l’Allemagne, s.d. RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

accueil des réfugiés des régions envahies

Note informant la presse des remerciements exprimés par les militaires américains au Préfet, pour les « bons procédés de son Administration » et pour « l’hospitalité cordiale » de la population landaise, s.d., RS 105.
©Girons Alain pour les Archives départementales – Conseil départemental des Landes

remerciements d’un général américain pour l’accueil de la population landaise

Les restrictions, les réquisitions et les difficultés d’approvisionnement

Dès 1915, l’Allemagne manque de sucre et décide de mettre en place une économie très dirigée avec en particulier les " sociétés de guerres " pour les métaux et les textiles. Les prix, la production et la distribution sont régulés.

Malgré le développement des ersatz et de la contrebande, dès 1916 la situation est grave : rationnement de la farine, de la bière, du café.

En 1917, le blocus et le contrôle de la contrebande étant plus efficace, la situation est dramatique : malaises d’élèves à l’école, 50 % des enfants sous-alimentés, amaigrissement de 40 % en moyenne de la population, les enfants de 1917 mesurent 2 à 3 cm de moins qu’en 1914 ! La disette provoque des épidémies mortelles : typhus, variole, tuberculose…

Même si la production agricole est désorganisée, même si la guerre sous-marine gêne l’approvisionnement, la situation est moins grave en France. Les prix agricoles sont contrôlés, la viande et le blé taxés, le sucre et la viande rationnés, des productions réquisitionnées. Mais avec les aides de l’État et même si la situation est plus tendue dans les villes la population souffre moins de pénurie alimentaire.

« Circulation des haricots et des pommes-de-terre » : arrêté préfectoral, 9 octobre 1918. Mont-de-Marsan, Dupeyron, 56 x 38,5 cm. AD 40, RS 725.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

1918, limitation de la circulation des haricots et pommes de terre (préfecture)

“ Ravitaillement de la population civile ” : arrêté préfectoral. Affiche de texte noir sur fond blanc, 25 juin 1915. Ed. Préfecture des Landes. Mont-de-Marsan, impr. Vve Dupeyron. 52 x 40 cm, Rs 706.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

1915, limitation du prix du pain et de la vente de blé (préfecture)

“ Taxe des oeufs ” : arrêté préfectoral. Affiche de texte noir sur fond beige, 11 août 1918. Ed. Préfecture des Landes. Mont-de-Marsan, Impr. ouvrière Banos. 56 x 37, 5 cm, 1 M 110.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

1918, limitation du prix des œufs, (préfecture)

« Fumeurs de l’arrière économisez le tabac pour que nos soldats n’en manquent pas ». Andrée Ménard, élève de l’école communale du boulevard Péreire, à Paris. Union française, Comité de prévoyance et d’économie, 1918, 55 x 36 cm. AD 40, AFFI 253.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

pour économiser le tabac, dessin d’une école parisienne

Télégramme du Préfet aux maires. Demande de réquisitions imminentes des voitures et des camions de particuliers pour l’armée, s.d., RS 1074-2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

réquisition des automobiles

Les exactions allemandes

Les Allemands dès août 1914 ont commis des exactions dans les pays occupés. Du 5 au 26 août 5000 civils ont été tués et 15000 maisons détruites en Belgique ! En France la Meuse, les Ardennes, la Meurthe-et-Moselle ont le plus souffert des destructions et 1000 civils d’Amiens ont été déportés, des civils fusillés.

Les exactions allemandes s’expliquent en partie par le souvenir de 1870 et des francs-tireurs français très meurtriers. Les Allemands se méfiaient beaucoup des civils mais il semble qu’en 1914 cette crainte ait été sans fondement.

Les destructions ont aussi été importantes en novembre 1918 car les troupes allemandes ont systématiquement détruit les régions traversées pendant leur reflux outre Rhin.

Ces destructions, pillages et exactions, avérées dès 1914, ont eu un impact très négatif pour l’Allemagne. Elles ont justifié la guerre pour les soldats français qui défendent dès lors la patrie contre un danger réel menaçant leurs familles (la propagande s’étant bien sûr empressée de relayer ces informations) mais elles ont aussi été mal perçues par l’opinion publique américaine et leur impact n’a pas été négligeable pour justifier l’entrée en guerre des États-Unis.

Les brutes de l'Est / Cl Scott G. – 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4636 recto.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

village brûlé, civils massacrés avec un soldat allemand, 1914, voir texte du courrier, appel au sens du devoir patriotique

Les brutes de l'Est / Cl Scott G. – 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4636 verso.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

village brûlé, civils massacrés avec un soldat allemand, 1914, voir texte du courrier, appel au sens du devoir patriotique

Lettre du Préfet aux maires des Landes. Surveillance des femmes et jeunes filles en états de grossesses réfugiées dans leur communes, 6 juillet 1915, RS 1074-2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

soutien aux femmes violées par les Allemands (nécessité de les protéger, elles et leurs enfants à naître)

La guerre n°5 : petit héros, grands lâches - – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 9 × 14 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 6799 recto.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

fusillade de 2 enfants, voir texte du courrier  haineux à l’égard des Allemands

La guerre n°5 : petit héros, grands lâches - – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 9 × 14 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 6799 verso.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

fusillade de 2 enfants, voir texte du courrier  haineux à l’égard des Allemands

Article de René Boislaigue, « Leurs derniers crimes », dans Le Républicain Landais, 13 octobre 1918, Per Pl° 75/42.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

« leurs derniers crimes », destructions par les Allemands qui reculent

Les destructions

Les conséquences matérielles de la guerre furent très importantes.

289 000 maisons rasées, 422 000 endommagées, des villes détruites comme Reims, des villages disparus dans la Meuse, la Marne, le Nord.

3 millions d’ha ont été ravagés, 120 000 ha dévastés sont placés en zone rouge et interdits à l’agriculture (tout ou partie de 11 départements) . La remise en service de 116 000 ha aurait coûté plus cher que le prix du sol et des " forêts  de guerre " ont été plantées autour de Verdun et en Argonne.

Le désobusage, la récupération des métaux et des vestiges de guerre a été un immense travail.

54 000 km de routes hors d’usage, des voies ferrées, de nombreuses infrastructures de transports sont détruites.

L’appareil productif est endommagé, parfois volontairement : les houillères du Nord ont été noyées, des bâtiments piégés, les 2/3 de la région industrielle du Nord-Pas-de-Calais sont détruits alors que le potentiel industriel allemand est intact.

La flotte marchande française est détruite à hauteur de 30 % (20% pour le Royaume-Uni).

Les dégâts sont estimés à 130 milliards de francs or.

Article « Le bilan de la dévastation allemande approche de 120 milliards », dans Le Républicain Landais, 2 mars 1919, Per Pl° 75/43.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

le bilan de « la dévastation » par le député Dubois de la commission du Budget

Lettre de l’intendant général Méray aux Préfets. Demande d’effectuer au plus vite les réparations du matériel de battage pour que le ravitaillement national soit assuré à la prochaine récolte, 11 février 1919, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

mauvais état du matériel agricole mal entretenu

B) LA MOBILISATION DE L’ÉCONOMIE

La mobilisation financière

La guerre coûte cher, d’autant plus que rien en terme de budget n’était organisé en fonction d’un conflit long. Joffre a même estimé que fabriquer des casques n’était pas utile car la victoire serait rapide…

Les moyens de financement ? Le ministre Ribot pensait que l’impôt sur le revenu ne devait pas être augmenté pour ne pas s’ajouter à l’impôt sur le sang. Les impôts indirects favorisaient l’inflation tout comme la mise en circulation de monnaie (qui a pourtant triplé). La contribution sur les bénéfices de guerre n’a rapporté qu’un milliard.

Il fallut donc avoir recours à l’emprunt.

Il y a eu 4 grands emprunts Ribot dont le premier en novembre 1915 " je donne ma vie, versez votre or " a rapporté 2 milliards 400 millions. Puis il y a eu octobre 1916, " on les aura ", novembre 1917, " contre les allemands " et octobre 1918, " emprunt de la victoire " .

Il y a eu aussi les " bons de la Défense nationale " de septembre 1914 (5% d’intérêt payables d’avance) et les " obligations de la défense nationale " de février 1915. Ces emprunts étaient à destination de la population française.

Mais il fallut aussi emprunter à l’étranger : 7 milliards 800 millions à l’Angleterre, 694 millions de dollars aux États-Unis mais aussi à l’Espagne et au Japon.

Réponse du Préfet à un télégramme du ministre de l’Intérieur, récapitulant les actions de propagande pour l’emprunt, 29 décembre 1915, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

propagande pour l’emprunt dans les Landes

“ Appel à tous les français et à toutes les françaises ”. Affiche de texte noir sur fond beige avec bande tricolore aux quatre coins, s. d. Ed. Comité national de l’or et des bons de la défense nationale. Paris, Lib.-impr. réunies. 113 x 90 cm, Rs 721.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

comité national de l’or (échange contre des billets ou des bons)

3ème emprunt de la Défense Nationale, « Souscrivez pour hâter la Paix par la Victoire ». Albert Besnard. Paris, Maquet, 1917, 80 x 114 cm. AD 40, RS 721.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

1917, pour le 3ème emprunt de la défense nationale

« Appel aux Landais. Souscription au 3ème emprunt de la Défense Nationale ». Mont-de-Marsan, Dupeyron, [1917], 76 x 56 cm. AD 40, 4 AFFI 139.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

[1917], appel au 3ème emprunt par les notables landais

La mobilisation des matières premières et de l’énergie

Face à une durée de la guerre non préparée, les belligérants se sont trouvés très vite démunis en terme de matières premières destinées à l’industrie de guerre. Dès le 15 août 1914 l’Allemagne a créé l’Office des matières premières de guerre. L’occupation a privé la France de 64% de sa production de fonte et de 62% de l’acier. L’exploitation de toutes les ressources énergétiques est aussi envisagée.

La France manque d’acier (lamineries occupées) qui vient du Royaume-Uni, elle fait venir le coton-poudre d’Égypte, l’acide nitrique du Pérou.

L’Allemagne a beaucoup de charbon mais manque de cuivre, de plomb, de zinc, de salpêtre, d’antimoine d’acide nitrique et sulfurique, de nickel, d’aluminium. Son étain vient des Indes Néerlandaises. De plus, dès 1915, la Norvège ne lui vend plus de fer, l’Espagne de pyrites et le cuivre doit venir en contrebande.

Les deux pays manquent de laine et de textile en général.

Partout la récupération est essentielle, même sur le champ de bataille par les soldats (cuivre et étain des " douilles ").

Lettre de la Société pour la protection des paysages au Préfet pour demander la désignation d’ « une ou plusieurs personnalités qui puissent suivre les débats ou enquêtes préalables à toute fondation d’établissement industriel », 12 novembre 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

recherche de  sources à capter pour la « houille blanche »

C) LES PROBLÈMES DE MAIN D’ŒUVRE

Il y avait 1 900 000 chômeurs en France en août 1914. Le 4 juin 1915 la loi Dalbiez impose que 350 000 ouvriers qualifiés quittent le Front pour les usines, 150 000 pour les mines et 300 000 pour l’agriculture (avec un système de permissions). Il y a 430 000 femmes et 133 000 jeunes de moins de 18 ans (en 1918) dans les usines. Les femmes représentaient 60% des employés chez Citroën mais rarement à des postes de maîtrise. Les écarts de salaires sont très importants : 1,5 francs aux ouvriers spécialisés, 1 franc aux manœuvres, 0,75 aux femmes et 0,35 aux jeunes filles de moins de16 ans !

La France emploie aussi 108 000 étrangers et 61 000 coloniaux.

En Allemagne, faute de main d’œuvre coloniale, 740 000 ouvriers sont retournés dans les usines et le pays fait appel à des Polonais, des Belges mais aussi des déportés politiques belges, russes voire français (il y a dans ce cas des femmes polonaises et russes). La main d’œuvre civile est parfois forcée après des rafles dans la population comme en France.

Les prisonniers de guerre ne devaient pas travailler et portant Russes et Polonais travaillent dans les mines allemandes, les Français dans la métallurgie et dans l’agriculture. Les prisonniers allemands travaillent aussi par exemple dans la forêt landaise.

Lettre du sous secrétaire de la guerre aux industriels. Demande aux industriels de former dès à présent la main d’œuvre féminine en vue du prochain départ de la classe 1917 et du renvoi à leur corps des ouvriers des jeunes classes, 10 décembre 1915, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

utilisation nécessaire de la main d’œuvre féminine

Circulaire du Préfet du Département adressée aux maires, concernant les risques d’incendie par manque de main-d’œuvre pour le débroussaillage des forêts, 15 août 1916, 7 M 425.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

manque de main d’œuvre agricole

Lettre du Préfet des Landes adressée au ministre de l’intérieur concernant les ouvriers espagnols, pour signaler qu’on ne devrait: «Laisser pénétrer en France que les ouvriers seuls à l’exclusion de leur famille», 8 octobre 1918, 7 M 425.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

appel aux immigrés

Lettre du ministère de l’armement et des fabrications de guerre : programme des exploitations de pins brûlés américaines, 8 novembre 1918, 7 M 425, p.1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

ouvriers américains, malgaches et canadiens

Lettre du ministère de l’armement et des fabrications de guerre : programme des exploitations de pins brûlés américaines, 8 novembre 1918, 7 M 425, p.2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

ouvriers américains, malgaches et canadiens

Lettre du ministère de l’armement et des fabrications de guerre : programme des exploitations de pins brûlés américaines, 8 novembre 1918, 7 M 425, p.3.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

ouvriers américains, malgaches et canadiens

Circulaire du ministre de l’Armement et des Fabrications de Guerre aux contrôleurs de la main-d’œuvre agricole, concernant les permissions accordées aux viticulteurs, tonneliers, foudriers et cercliers pendant les vendanges, 14 août 1918, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

permissionnaires agricoles pour les vendanges

Lettre de l’instituteur de Saint-Cricq Chalosse au Préfet pour lui proposer ses services pendant la fermeture estivale de l’école, 10 août 1914, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

instituteur non mobilisé volontaire pour accomplir des tâches administratives

Groupe de militaires dans la forêt (prisonniers allemands) – 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 × 14 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 6737.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

prisonniers de guerre allemands dans les Landes

D) SOUTIEN ET RECONNAISSANCE DE LA NATION AUX FAMILLES ET VICTIMES CIVILES

Affiche de l’Association Nationale des Orphelins de Guerre présentant le but et le fonctionnement de l’association, [août 1915], RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

association nationale d’aide aux orphelins

Photographie d’enfants. Colonie de vacances d’Étretat, 2 août 1914, RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

photo colonie d’enfants de mobilisés orphelins de mère et de pères mobilisés

Lettre du président de la Section de Propagande de l’Union Centrale des Victimes de la Guerre au Préfet pour annoncer la création de l’association, 20 février 1919, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

création de l’Union des victimes de guerre (1919)

Note d’explication des buts et des ressources de « l’Union Centrale des victimes des dommages causés par la guerre pour l’appui et la défense de leurs droits », envoyée au Préfet par le président de la Section de Propagande de l’association à l’appui de sa lettre du 20 février 1919, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

création de l’Union des victimes de guerre (1919)

Lettre du graveur-éditeur Devambez au Préfet pour lui proposer l’édition de diplômes destinés à être remis aux femmes et enfants des agriculteurs mobilisés durant la guerre, 27 mai 1918, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

diplôme aux familles agricoles méritantes

Feuille de renseignements relatifs aux majorations de classes pour la démobilisation, 1er juillet 1919, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

majoration de pension pour les familles (1919)

Lettre du ministre de l’agriculture au Préfet. Attribution de l’Ordre du mérite agricole pour les femmes, les jeunes filles, les enfants et les vieillards qui ont assuré la vie agricole en l’absence des cultivateurs mobilisés, 16 décembre 1918, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

attribution du « Mérite agricole » aux paysans méritants, 1919

“ Les pupilles de la Nation, une loi qu’on ne connaît pas ”. Affiche de texte noir et rouge sur fond beige avec liseré tricolore, [post. à 1917]. Ed. du Ministère de l’instruction publique et des Beaux-Arts. Paris, H. Frick. 60 x 80 cm, 4 AFFI 138
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

affiche expliquant la loi sur les Pupilles de la nation

E) LES PROFITEURS DE GUERRE

La loi du 1er juillet 1916 a mis en place une "contribution extraordinaire sur les bénéfices exceptionnels en temps de guerre ".

Effectivement la transformation de l’économie en économie de guerre a permis à de nombreuses entreprises de multiplier leurs profits en particulier dans les secteurs du charbonnage, de la sidérurgie de l’armement et de la viticulture grâce à des contrats passés avec l’État au point que l’Humanité a écrit en février 1917, " Quand l’obus va, tout va ". Il faut cependant faire la distinction entre les entreprises qui produisent et sont en règle avec la fiscalité et celles qui essaient de tromper le fisc et qui sont pourchassées.

Mais l’extrême gauche n’est pas la seule à se préoccuper du problème. Le radical Louis Malvy en avril 1916 a fulminé contre les " mercantis " qui exploitent les soldats en vendant des produits de première nécessité derrière les lignes. Le ressentiment populaire est ainsi très fort contre les commerçants qui, en apparence au moins, s’enrichissent et qui en plus profitent de cette richesse pendant que d’autres risquent leur vie. Les dénonciations sont nombreuses et parfois justifiées.

Les documents présentés montrent aussi que pour des personnes sans scrupules, et même en dehors du commerce et de la production de guerre, tous les moyens sont bons pour profiter de la détresse de la population.

Lettre du Commandant de la 18ème région au Préfet pour signaler la présence d’escrocs se faisant passer pour des officiers pour effectuer des quêtes au profit d’œuvres militaires ou de réfugiés, 2 février 1915, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

faux officiers escrocs

Circulaire du Préfet aux maires du département pour les mettre en garde contre des entreprises de gravure qui prétendent à tort avoir reçu l’approbation officielle du Gouvernement pour la pose de plaques commémoratives, 12 février 1919, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

sociétés non agréées pour vendre des plaques commémoratives

Rapport des sergents aide contrôleurs de la main-d’œuvre agricole sur les agissements du secrétaire de mairie de Bascons, 6 avril 1918, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

secrétaire de mairie profiteur de guerre

Lettre de l’intendant général Méray aux officiers contrôleurs de battage. Détournement du charbon par les agriculteurs et les entrepreneurs à des fins personnelles. Le surplus de combustibles est réservé aux battages, 30 octobre 1917, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

entrepreneur de battage qui dissimule du charbon

Lettre du contrôleur général de la main-d’œuvre agricole et des battages aux officiers contrôleurs des battages ordonnant la punition d’un récalcitrant et rappelant les consignes, 24 octobre 1917, RS 709.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

entrepreneur sursitaire de battage puni

Article « L'impôt sur les bénéfices de guerre », dans Le Républicain Landais, 27 mars 1919, Per Pl° 75/43.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

service spécial (5ème section) créée au parquet de la seine pour rechercher ceux qui ne veulent pas payer l’impôt sur les bénéfices de guerre

F) PROPAGANDE, PACIFISME, CENSURE DE LA PRESSE ET DES MÉDIAS, CONTRÔLE DE LA POPULATION

Propagande et mobilisation patriotique

Les opinions publiques, les sociétés dans leur quasi-totalité sont préparées à la guerre de longue date. Dès 1907 à Stuttgart, socialistes et syndicalistes européens en débattent !

La presse allemande est conditionnée car elle majoritairement propriétaire d’industriels pangermanistes, le système éducatif montre la supériorité de l’Allemagne, les Ligues, militaires navales et coloniales, font de même. La jeunesse est conditionnée par les valeurs du sport militaire, le militarisme est développé.

La France n’est pas en reste avec les sociétés de tir et de gymnastique et il y a un vrai renouveau nationaliste après les crises de 1911 soutenu par des auteurs très populaires comme Déroulède et Barrès.

Pendant la guerre la presse est utilisée auprès des civils, des combattants et même des prisonniers de guerre ! Les succès militaires sont amplifiés, des " témoignages " attaquant ou défendant chacun des camps abondent. Il convient en fait que l’ennemi fasse peur et que la guerre apparaisse juste. Dans ce contexte de " bourrage de crâne " la question du maintien d’un vrai régime démocratique en France reste posée.

Lettre adressée au sous-préfet pour lui signaler la création d’une œuvre du secours des artistes aux blessés . Les artistes donnent des concerts dans toute la France et les dons qu’ils reçoivent sont reversés aux maires des communes afin d’améliorer les conditions des blessés, recto, 17 juin 1915, RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

mobilisation des artistes

Lettre adressée au sous-préfet pour lui demander son appui afin d’obtenir plus facilement des salles de spectacles et lui donner la place de président de cette œuvre, verso, 17 juin 1915, RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

mobilisation des artistes

Couverture de la brochure "Chants de guerre (poèmes et musique)", de Gabriel Dufau, 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

recueil de chants guerriers (par Dufau, landais de Léon)

Dédicace manuscrite de Gabriel Dufau, auteur de "Chants de guerre", au Préfet, deuxième page de couverture, 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

recueil de chants guerriers (par Dufau, landais de Léon)

Dédicace de Gabriel Dufau, auteur de "Chants de guerre", à la mémoire de son père et d’un cousin morts pour la France et à ses confrères, parents et amis, page 3, 1917, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

recueil de chants guerriers (par Dufau, landais de Léon)

"Chant de guerre aux armées alliées", extrait de la brochure "Chants de guerre" de Gabriel Dufau, pages 6 et 7, 1915, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

recueil de chants guerriers (par Dufau, landais de Léon)

Demande de considération envers les musulmans (turcs) des colonies françaises, 3 avril 1915, RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

Contrôle de la presse - considération pour les musulmans

“ L’Alarme : aux français et aux jeunes français ”. Affiche illustrée noir sur fond beige et de texte rouge et noir d’Abel Faivre, s. d. Ed. de l’Alarme, Société française d’action contre l’alcoolisme. Paris, impr. Devambez. 50 x 32,5 cm, 6 Affi 142.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

lutte contre l’alcoolisme qui est comparé aux Allemands

Pour la France ! – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4642.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

Alsacienne

France ! Ils nous les avaient prises je te les ramène ! – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4644.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

soldat français avec alsacienne et lorraine

La guerre n°18, règlement de compte – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4635, recto.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

règlement de comptes contre le kaiser

La guerre n°18, règlement de compte – 1 impression photomécanique (carte postale), couleur ; 14 × 9 cm (support), [1914]-[1918], 1 Fi 4635 verso.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

règlement de comptes contre le kaiser

Censure de la presse et des médias

Après les excès de la censure lors de la bataille de la Marne (" Les balles allemandes ne tuent pas " affirmait l’Intransigeant), il a été décidé en France de donner peu de renseignement mais des renseignements exacts et bien " orientés ". Il ne faut pas mettre en doute le bien fondé de la guerre, son orientation et surtout ne pas mettre en péril le secret militaire. Il faut enfin préserver le moral des troupes et de la population.

"L’Homme libre" de Clémenceau est censuré durant 10 jours, la censure touche des sujets très variés : les défections d’unités, les rares contestations des députés, les destructions allemandes, les horreurs de la guerre, les exécutions de mutins…

La presse et même dans la mesure du possible les correspondants étrangers, les informations syndicales et religieuses, le courrier, les cartes postales et les premiers films sont touchés par cette censure.

Pour les combattants, seule la presse du front souvent manuscrite et le " Canard enchaîné " de Maurice Maréchal osent une certaine critique.

Télégramme demandant aux préfets, sous-préfets et commissaires de police la saisie de l’hebdomadaire « la Voix de l’humanité », 1915, RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

censure de "la Voix de l’Humanité"

Télégramme du ministère de l’intérieur et de la sûreté interdisant la mise en vente, en circulation ou en distribution du journal russe « la Pravda », 9 juillet 1917, RS 104.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

interdiction de la "Pravda"

Lettre du Commandant de la 18ème région au Préfet pour lui demander de proposer la désignation de personnalités chargées du visa des cartes postales, 27 avril 1915, RS 105.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

censure de cartes postales

Service du cabinet du préfet. Censure d’un article de la libre parole, 10 avril 1915,RS 1074-1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

censure d’un article de la "Libre parole"

Télégramme de la préfecture au commissaire de Police. Annonce de la prière du Pape en faveur de la Paix à ne publier que sous la forme «d’une Paix victorieuse basée sur la justice et le triomphe du droit» 24 avril1915, RS 949.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

censure d’une « lettre » du Pape trop pacifiste et pas assez patriote

Contrôle de la population

La chasse aux espions est devenue une priorité dans la société française. Si à juste titre de nombreux traîtres et véritables espions ont été arrêtés, les lettres anonymes calomnieuses ainsi que les fausses accusations étaient très fréquentes. Il suffisait d’avoir un nom à consonance allemande ou d’avoir été en contact avec des Allemands avant guerre pour être suspect.

Les étrangers, y compris originaires d’Alsace sont surveillés sur tout le territoire, les Allemands et les Austro-Hongrois sont expulsés.

Les réfugiés français sont surveillés et contrôlés, des enquêtes sont menées sur " leur  moralité, leur civisme et leur ardeur au travail ". La main d’œuvre coloniale est l’objet d’attentions particulières entre autre pour des raisons sanitaires.

Enfin syndicalistes et grévistes sont sous contrôle permanent. Il existait ainsi le " carnet B " permettant l’arrestation immédiate des militants syndicalistes et pacifistes.

Lettre adressée au Préfet sur laquelle figure la réponse stipulant qu’il n’existe pas dans les Landes de camps de concentration d’internés civils dans le département, 4 février 1916, RS 707-2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

contrôle des étrangers (mention de camp de concentration)

Lettre de dénonciation du journaliste Richy à Mont de Marsan adressée au Préfet, 16 novembre 1914, RS 949, p.1.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

lettre de dénonciation

Lettre de dénonciation du journaliste Richy à Mont de Marsan adressée au Préfet, 16 novembre 1914, RS 949, p.2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

lettre de dénonciation

Lettre du ministère au Préfet. Reconnaissance de la Nation pour tous les mutilés de guerre, sans discriminations, 16 septembre 1915, RS 1074-2.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

protestations contre la recherche des opinions politiques  d’un mutilé de guerre demandant un emploi

“ Arrêté ” du général Hallouin, commandant la 18ème région, concernant la consommation des spiritueux par les militaires, les mobilisés et les mobilisables. Affiche de texte noir sur fond beige, 30 octobre 1918. Bordeaux, Impr. Taffard. 83,5 x 63 cm, RS 721.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

1918, limitation de la vente et de la consommation d’alcool (1ère région militaire de bordeaux)

« Taisez-vous ! Méfiez-vous ! Les oreilles ennemies vous écoutent ». 28 octobre 1915. S. l., 28 x 39 cm, 7 Affi 15.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

ministère de la  guerre, incitation à la méfiance par rapport aux espions

Pacifisme ou défaitisme ?

Bien avant 1914 le syndicalisme ouvrier et les partis socialistes européens étaient massivement pacifistes. Mais en décembre 1914 seul le Pape s’est élevé contre la guerre et son discours a été très mal reçu par les catholiques français et allemands.

En 1917 le " pacifisme " sous des formes plus ou moins évidentes est apparu dans certaines couches de la société.

Les intellectuels comme Alain, engagé volontaire qui considère en 1917 la guerre comme " naufrageuse ", comme Romain Rolland depuis la Suisse où il s’est réfugié, mais aussi Anatole France réfléchissent à la poursuite de la guerre.

Il en est de même pour des écrivains anciens combattants comme Barbusse, Dorgelès, Genevoix qui en apportant leurs témoignages ont montré la guerre dans sa cruelle réalité et ceci malgré l’opposition d’intellectuels comme Barres et Léon Daudet.

Une partie de la bourgeoisie financière était lasse de la concurrence anglaise, des rencontres informelles ont lieu entre représentants français et allemands.

Le monde enseignant s’agite et en particulier les instituteurs syndiqués. Enfin le parlement, et surtout le groupe socialiste qui a refusé de voter un ordre du jour, une partie des radicaux mais aussi des députés comme le combattant Ybarnegaray et le sénégalais Diagne ont mis en question l’offensive Nivelle et les mutineries, ont demandé des sanctions contre Mangin et Nivelle. " L’Union sacrée " a, de fait, disparu.

Les tractations plus ou moins officielles sont nombreuses y compris au plus haut niveau pour aboutir à la paix en particulier par l’entremise du Vatican.

Si le mot pacifisme est trop fort, il est évident qu’en 1917, la guerre est remise en cause dans la société française.

Lettre du ministre de l’intérieur aux Préfets de police et des départements, afin de saisir des cartes postales dont le contenu pourrait avoir « une influence fâcheuse sur l’esprit de l’armée et des populations », 2 février 1915, RS 949.
©Girons Alain pour les Archives – Conseil général des Landes

propagande pacifiste