Aux origines de la police scientifique, de Paris jusqu'aux Landes

Aux origines de la police scientifique, de Paris jusqu'aux Landes


Nouvelle exposition gratuite, à partir du 16 octobre 2026

Adaptation d’une exposition nationale « La science à la poursuite du crime : Alphonse Bertillon, pionnier des experts policiers », conçue par Pierre Piazza, Maître de conférences en sciences politiques à CY Cergy Paris Université, l’exposition « Aux origines de la police scientifique, de Paris jusqu’aux Landes » vous plonge au cœur d’un roman d’enquête au tournant des XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Dans une atmosphère reprenant les codes de la Belle Époque, la scénographie vous transporte aux côtés de la gendarmerie dans les campagnes où résonnent les pas des fins limiers, dans une forêt landaise où chaque craquement semble ouvrir une piste dans les enquêtes, un salon bourgeois où l’on murmure des secrets, un laboratoire où la lumière blanche révèle l’invisible…

Venez découvrir des documents rares, issus de collections personnelles et des archives de la Préfecture de police de Paris, de la Gendarmerie, des prisons et tribunaux landais, ainsi que de très belles pièces d’époque et contemporaines, rarement présentées au public (appareils photographiques, mallettes d’outils et d’instruments de recueils d’indices, chaise « anthropométrique », pièces à conviction, etc.).

Exposition conçue sous le commissariat scientifique de Pierre Piazza, en partenariat avec Criminocorpus, le Service régional de police technique et scientifique et le musée de la Préfecture de police de Paris ; réalisée avec la participation du Groupement de Gendarmerie départementale et de la Direction départementale de la police nationale des Landes.

Modalités d’accueil
Horaires
  • du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30 (le vendredi jusqu’à 17h).

  • Entrée libre. Tous publics (à partir de 8 ans).

Des audioguides ainsi qu’un livret jeu d’enquête sont mis à votre disposition pour une visite immersive et en toute autonomie.

Vous souhaitez venir visiter l’exposition en groupe ?
  • Les Archives vous accueillent les mercredis ou vendredis après-midi à partir de 14h pour des visites guidées de groupes (associations, EHPAD, CCAS, comités d’entreprise, etc.).

  • 20 personnes maximum

  • Renseignement et réservation obligatoire au 05 58 85 75 20 ou sur le site des Archives.

Cycle de conférences et d’animations associées

En attendant de venir visiter l'exposition ...

En attendant l’ouverture de l’exposition à l’automne 2026, regardez ces vidéos d’annonce qui lèvent quelques mystères sur des crimes landais…

À partir des années 1880, apparaît en France sous la IIIe République un nouveau dispositif d’identification des personnes et d’analyse d’indices infinitésimaux. Marquant la naissance de la police scientifique, il est conçu et mis en œuvre à la Préfecture de police de Paris par le premier « expert » : Alphonse Bertillon.

Cette « révolution » prend forme à une époque durant laquelle la lutte contre les délinquants et criminels récidivistes devient une priorité pour les autorités. Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le fait divers criminel se voit aussi accorder une place grandissante par une presse à grand tirage en plein essor dont il nourrit quotidiennement les colonnes. Ces phénomènes reflètent les angoisses d’une société en même temps qu’ils contribuent à ériger la question de l’efficacité policière en enjeu politique majeur.


Ci-contre : Photographie d’Alphonse Bertillon au milieu de certaines de ses inventions.
Appareil de photographie signalétique, « fiche parisienne » d’identification, tiroir de classement utilisé pour constituer les fichiers anthropométriques, fin XIXe - début XXe siècle.

Archives de la Préfecture de police de Paris, YB1

Qu’en est-il de la diffusion concrète du « bertillonnage » dans les Landes dont localement les journaux ne manquent pas de souligner l’importance ? Après un premier ancrage au sein de l’administration pénitentiaire landaise, les archives révèlent une transformation progressive mais durable des pratiques des forces de l’ordre, en particulier à partir de 1907 lorsque sont créées les « brigades mobiles » par Georges Clémenceau.

À côté des changements qui affectent la façon dont les enquêtes policières sont menées, les Landes connaissent un mouvement général de renforcement du contrôle de l’État sur certaines populations qui touche tout le pays. S’appuyant sur les techniques bertillonniennes de fichage, ce processus commence alors à faire naître de vifs débats ayant trait au subtil équilibre qu’il convient d’instaurer entre impératifs de sécurité et préservation de droits fondamentaux dans un régime démocratique.


Ci-contre : Couverture de L’Assiette au Beurre « Faits divers », dessinée par Maurice Radiguet, 8 septembre 1906. Coll. particulière de Pierre Piazza.

Alphonse Bertillon démasque les criminels

À partir des années 1880, apparaît en France sous la IIIe République un nouveau dispositif d’identification des personnes et d’analyse d’indices infinitésimaux. 

Alphonse Bertillon (1853-1914) intègre en 1879 la Préfecture de police de Paris comme simple employé et entreprend d'élaborer un système inédit de classement s'appuyant surtout sur une quinzaine de mensurations osseuses réalisées sur le corps humain.

Relevé des empreintes digitales de Fernand Martin réalisé par les gendarmes dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Godelin et Louise Fleurian, Uchacq, 17 septembre 1923.

AD 40, 2 U 315
Relevé des empreintes digitales de Fernand Martin réalisé par les gendarmes dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Godelin et Louise Fleurian, Uchacq, 17 septembre 1923.

AD 40, 2 U 315

Fiche des états de service d’Alphonse Bertillon à la Préfecture de police de Paris (1879-1914), début XXe siècle.
Archives de la Préfecture de police de Paris, 180 W 30
Fiche des états de service d’Alphonse Bertillon à la Préfecture de police de Paris (1879-1914), début XXe siècle.

Archives de la Préfecture de police de Paris, 180 W 30

Mensurer les corps pour les faire parler, l’anthropométrie judiciaire

Tout individu arrêté par la police dans la capitale et ses environs est désormais précisément « mensuré » à l’aide de nouveaux instruments (toises, compas d’épaisseur, pieds à coulisse, etc.) et d’un vocabulaire spécifique permettant la confection de « fiches parisiennes ».

Les registres de la prison de Mont-de-Marsan attestent la diffusion de circulaires précises édictées à partir de 1885.

Vue photographique de la salle des mensurations du service parisien de l’Identité judiciaire dans laquelle des agents appliquent différentes formalités anthropométriques, fin XIXe - début XXe siècle.
Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 5 1 5
Vue photographique de la salle des mensurations du service parisien de l’Identité judiciaire dans laquelle des agents appliquent différentes formalités anthropométriques, fin XIXe - début XXe siècle.

Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 5

Vue photographique d’ensemble des répertoires anthropométriques avec les agents consultant des fiches, fin XIXe - début XXe siècle.
Service régional de police technique et scientifique de Paris
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Vue photographique d’ensemble des répertoires anthropométriques avec les agents consultant des fiches, fin XIXe - début XXe siècle.

Service régional de police technique et scientifique de Paris

Carnet d’ordres de service de la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan, ouvert le 18 septembre 1893, dans lequel est consignée une dépêche du ministre de l’Intérieur au directeur des établissements pénitenciers. Ce texte concerne l’obligation de transmettre les signalements anthropométriques à la direction de l’administration pénitentiaire, Mont-de-Marsan, 4 décembre 1895.
AD 40, 2 Y 3
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Carnet d’ordres de service de la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan, ouvert le 18 septembre 1893, dans lequel est consignée une dépêche du ministre de l’Intérieur au directeur des établissements pénitenciers, Mont-de-Marsan, 4 décembre 1895.

Ce texte concerne l’obligation de transmettre les signalements anthropométriques à la direction de l’administration pénitentiaire. AD 40, 2 Y 3

Lettre du Préfet des Landes au commissaire divisionnaire de la 7e brigade mobile de Bordeaux, l’informant de la convocation à la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan de 4 nomades pour se faire mensurer et photographier, Mont-de-Marsan, 4 mai 1927.
AD 40, 4 M 57
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Lettre du Préfet des Landes au commissaire divisionnaire de la 7e brigade mobile de Bordeaux, l’informant de la convocation à la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan de 4 nomades pour se faire mensurer et photographier, Mont-de-Marsan, 4 mai 1927.

AD 40, 4 M 57

Projet de reconstruction de la prison municipale dans le jardin de l’hôtel Dalléas à Bordeaux dans laquelle sera installé le service anthropométrique, 1885.
Archives de Bordeaux Métropole, Bordeaux 65 M 3
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Projet de reconstruction de la prison municipale dans le jardin de l’hôtel Dalléas à Bordeaux dans laquelle sera installé le service anthropométrique, 1885.

Archives de Bordeaux Métropole, Bordeaux 65 M 3

La preuve par l’image, de face et de profil

La photographie ne devient véritablement « judiciaire » qu’avec Bertillon. En 1888, il fait aménager un atelier spacieux et fonctionnel qui jouxte les locaux parisiens où sont effectuées les mensurations anthropométriques. Il repense et codifie les méthodes, instruments et pratiques de la police afin de pouvoir confectionner, en respectant un strict protocole, un nouveau type de portrait face/profil au format normalisé.

Photographie de l’atelier photographique du service parisien de l’Identité judiciaire aménagé sous les combles du Palais de Justice de Paris, fin XIXe siècle.
Service régional de police technique et scientifique de Paris
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Photographie de l’atelier photographique du service parisien de l’Identité judiciaire aménagé sous les combles du Palais de Justice de Paris, fin XIXe siècle.

Service régional de police technique et scientifique de Paris

Photographie judiciaire face/profil élaborée par les services dirigés par Alphonse Bertillon, fin XIXe - début XXe siècle.
Archives de la préfecture de Police de Paris, YB 12
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Photographie judiciaire face/profil élaborée par les services dirigés par Alphonse Bertillon, fin XIXe - début XXe siècle.

Archives de la préfecture de Police de Paris, YB 12

Photographie judiciaire face/profil élaborée par les services dirigés par Alphonse Bertillon, fin XIXe - début XXe siècle.
Archives de la préfecture de Police de Paris, YB 12
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Photographie judiciaire face/profil élaborée par les services dirigés par Alphonse Bertillon, fin XIXe - début XXe siècle.

Archives de la préfecture de Police de Paris, YB 12

Notice individuelle du nomade Thomas Uhart, âgé alors de 13 ans, réalisée par la Sous-préfecture de Saint-Sever lors de la délivrance de son carnet anthropométrique d’identité, Saint-Sever, 9 novembre 1915.
AD 40, 4 M 58
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Notice individuelle du nomade Thomas Uhart, âgé alors de 13 ans, réalisée par la Sous-préfecture de Saint-Sever lors de la délivrance de son carnet anthropométrique d’identité, Saint-Sever, 9 novembre 1915.

AD 40, 4 M 58

Lettre du Préfet de police de Paris au juge d’instruction de Mont-de-Marsan l’informant, qu’après des recherches réalisées à sa demande au service parisien de l’Identité judiciaire, le dénommé Uhart a bien été signalisé sous le nom de Dominique Dubart dit Huard et qu’il a fait l’objet, de plusieurs arrestations, Paris, 29 avril 1921.
AD 40, 2 U 307
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Lettre du Préfet de police de Paris au juge d’instruction de Mont-de-Marsan, Paris, 29 avril 1921.

Elle l'informe qu’après des recherches réalisées à sa demande au service parisien de l’Identité judiciaire, le dénommé Uhart a bien été signalisé sous le nom de Dominique Dubart dit Huard et qu’il a fait l’objet, de plusieurs arrestations.

AD 40, 2 U 307

Schémas extraits de la publication Appareils de photographie judiciaire, système A. Bertillon, Établissements Lacour-Berthiot, Paris, Imprimerie Ledoyen, fin XIXe siècle.
Coll. particulière de Pierre Piazza.
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Schémas extraits de la publication Appareils de photographie judiciaire, système A. Bertillon, Établissements Lacour-Berthiot, Paris, Imprimerie Ledoyen, fin XIXe siècle.

Coll. particulière de Pierre Piazza.

Le portrait parlé, un signalement « scientifique »

Alphonse Bertillon distingue les personnes comme un botaniste classe les plantes, suivant leurs caractéristiques physiques, soigneusement renseignées. Chaque élément de leur visage est observé, décomposé et décrit à l’aide d’un langage composé de vocables concis et d’abréviations uniformes

« Tableau des abréviations. Œil, cheveux et barbes, marques particulières », « Identification. Anthropométrie judiciaire », articles publiés dans Le Monde et la science, début XXe siècle.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Tableau des abréviations. Œil, cheveux et barbes, marques particulières », « Identification. Anthropométrie judiciaire », articles publiés dans Le Monde et la science, début XXe siècle.

Coll. particulière de Pierre Piazza

Arrêté du préfet de police de Paris, Louis Lépine, instituant pour les policiers, un cours de signalements et de reconnaissances anthropométriques, 6 mars 1895.
Service régional de police technique et scientifique de Paris
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Arrêté du préfet de police de Paris, Louis Lépine, instituant pour les policiers, un cours de signalements et de reconnaissances anthropométriques, 6 mars 1895.

Service régional de police technique et scientifique de Paris

Verso de la fiche d’identification criminelle de Jules Gustave Booms comportant ses mensurations anthropométriques, ses empreintes digitales et une description de ses traits morphologiques à l’aide du vocabulaire employé par Alphonse Bertillon pour rédiger le « portrait parlé » des individus signalisés. Document dressé à la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan, 20 septembre 1917.
AD 40, 2 U 302
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Verso de la fiche d’identification criminelle de Jules Gustave Booms. Document dressé à la Maison d’arrêt de Mont-de-Marsan, 20 septembre 1917.

Comportant ses mensurations anthropométriques, ses empreintes digitales et une description de ses traits morphologiques, cette fiche est écrite à l’aide du vocabulaire employé par Alphonse Bertillon pour rédiger le « portrait parlé » des individus signalisés.

AD 40, 2 U 302

« Tableau des nuances de l’iris humain classées selon l’intensité croissante de la pigmentation jaune-orange d’après la méthode de M. Alphonse Bertillon », fin XIXe siècle.
Service régional de police technique et scientifique de Paris
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« Tableau des nuances de l’iris humain classées selon l’intensité croissante de la pigmentation jaune-orange d’après la méthode de M. Alphonse Bertillon », fin XIXe siècle.

Service régional de police technique et scientifique de Paris

Registre d’écrou de la Maison d’arrêt de Dax, 1920 - 1928.
AD 40, 2 Y 141
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Registre d’écrou de la Maison d’arrêt de Dax, 1920 - 1928.

AD 40, 2 Y 141

Brevet d’études du « cours de signalement et de reconnaissance anthropométrique » délivré à un inspecteur de la 1re brigade de recherches, 31 juillet 1905.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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Brevet d’études du « cours de signalement et de reconnaissance anthropométrique » délivré à un inspecteur de la 1re brigade de recherches, 31 juillet 1905.

Coll. particulière de Pierre Piazza

 « Tableau récapitulatif des renseignements descriptifs du nouveau modèle de fiche signalétique et de portrait parlé » élaboré par le service parisien de l’Identité judiciaire, 1895.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Tableau récapitulatif des renseignements descriptifs du nouveau modèle de fiche signalétique et de portrait parlé » élaboré par le service parisien de l’Identité judiciaire, 1895.

Coll. particulière de Pierre Piazza

L’affaire Dreyfus, un expert en écritures ?

En 1895, le service parisien de l’Identité judiciaire se dote d’un « Laboratoire d’Identification graphique ». En 1894, il se voit confier l’expertise d’un fameux « bordereau » : les fragments d’une correspondance censée prouver les faits d’espionnage (l’envoi de documents secrets à l’Empire allemand) dont est accusé le capitaine Alfred Dreyfus.

Affiche antidreyfusarde (présentant les photographies du ministre de la guerre Jacques Godefroy Cavaignac, des généraux Mercier, Zurlinden, Billot et Chanoine), publiée par la Ligue des patriotes de Paul Déroulède, E. Charaire (imprimeur), vers 1898.
Archives départementales de la Gironde, 6 Fi 1680 (4 M 431)
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Affiche antidreyfusarde (présentant les photographies du ministre de la guerre Jacques Godefroy Cavaignac, des généraux Mercier, Zurlinden, Billot et Chanoine), publiée par la Ligue des patriotes de Paul Déroulède, E. Charaire (imprimeur), vers 1898.

Archives départementales de la Gironde, 6 Fi 1680 (4 M 431)

Analyse du bordereau de l’affaire Dreyfus et premières conclusions d’Alphonse Bertillon sur la comparaison entre l’écriture du bordereau et celle d’Alfred Dreyfus, 13 octobre 1894.
Archives nationales, BB/19/101
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Analyse du bordereau de l’affaire Dreyfus et premières conclusions d’Alphonse Bertillon sur la comparaison entre l’écriture du bordereau et celle d’Alfred Dreyfus, 13 octobre 1894.

Archives nationales, BB/19/101

Traces, indices et scènes de crime, exploiter l’infinitésimal

Avec Bertillon, la police s’oriente vers la collecte et l’interprétation d’une grande quantité de traces : digitales, palmaires, plantaires, d’outils, etc. Détecter, révéler et analyser ces traces permet au service parisien de l’Identité judiciaire d’ériger la preuve indiciaire en preuve scientifique absolue pour confondre les criminels. Il œuvre aussi à la rationalisation de la « gestion » des scènes de crime.

Note publiée par le ministère de la Justice, relative au recours des tribunaux au service parisien de l’Identité judiciaire afin d’exploiter des traces digitales retrouvées sur des lieux de crimes ou de délits, 1909 (extrait).
Service régional de police technique et scientifique de Paris
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Note publiée par le ministère de la Justice, relative au recours des tribunaux au service parisien de l’Identité judiciaire afin d’exploiter des traces digitales retrouvées sur des lieux de crimes ou de délits, 1909 (extrait).

Service régional de police technique et scientifique de Paris

Photographie d’un cadavre réalisée par le service parisien de l’Identité judiciaire a l’aide de l’appareil plongeur invente par Alphonse Bertillon, 9 décembre 1914.
Archives de la Préfecture de police de Paris, YB8
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Photographie d’un cadavre réalisée par le service parisien de l’Identité judiciaire a l’aide de l’appareil plongeur invente par Alphonse Bertillon, 9 décembre 1914.

Archives de la Préfecture de police de Paris, YB8

Photographie prise par Alphonse Bertillon au sein du musée du Louvre, aout 1911.
Archives de la Préfecture de police de Paris, D3U
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Photographie prise par Alphonse Bertillon au sein du musée du Louvre, aout 1911.

Archives de la Préfecture de police de Paris, D3U

Mandat d’arrêt ordonné par le juge d’instruction de première instance de Mont-de-Marsan au nom d’Étienne Cazenave dit « Nazuque » qui est inculpé de vol qualifié. Le document fait état du signalement de ce « récidiviste dangereux », Mont-de-Marsan, 5 novembre 1902.
AD 40, 2 U 263
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Mandat d’arrêt ordonné par le juge d’instruction de première instance de Mont-de-Marsan au nom d’Étienne Cazenave dit « Nazuque » qui est inculpé de vol qualifié, Mont-de-Marsan, 5 novembre 1902.

Le document fait état du signalement de ce « récidiviste dangereux ».

AD 40, 2 U 263

Plan des lieux de l’assassinat de Jean Cazade par Jean Dupouy dit Riou, Brocas, 3 avril 1905.
AD 40, 2 U 272
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Plan des lieux de l’assassinat de Jean Cazade par Jean Dupouy dit Riou, Brocas, 3 avril 1905.

AD 40, 2 U 272

 Planche photographique du lieu du meurtre d’André Thévenin par Marcellin Lavidalle, tirée du procès-verbal de transport du juge d’instruction de Mont-de-Marsan sur réquisition du Procureur de la République, Maison Lacaze, Mont-de-Marsan, 15 février 1936.
AD 40, 2 U 327
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Planche photographique du lieu du meurtre d’André Thévenin par Marcellin Lavidalle, tirée du procès-verbal de transport du juge d’instruction de Mont-de-Marsan sur réquisition du Procureur de la République, Maison Lacaze, Mont-de-Marsan, 15 février 1936.

AD 40, 2 U 327

Bout de tissu axtrait du rapport d’identification qui a été rédigé par le docteur Georges Béroud, expert auprès du Laboratoire de police technique, de médecine légale, de criminologie de Marseille, Marseille, 10 mars 1947.
AD 40, 1538 W 7
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Bout de tissu axtrait du rapport d’identification qui a été rédigé par le docteur Georges Béroud, expert auprès du Laboratoire de police technique, de médecine légale, de criminologie de Marseille, Marseille, 10 mars 1947.

AD 40, 1538 W 7

Photographie réalisée par le service parisien de l’Identité judiciaire afin de révéler des traces sur différents supports et de les comparer a des empreintes, fin XIXe – début XXe siècle.
Archives de la Préfecture de police de Paris, 230W
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Photographie réalisée par le service parisien de l’Identité judiciaire afin de révéler des traces sur différents supports et de les comparer a des empreintes, fin XIXe – début XXe siècle.

Archives de la Préfecture de police de Paris, 230W

Populations sous surveillance, l’extension du contrôle social

Appliqué au sein du service parisien de l’Identité judicaire pour s’assurer de la véritable identité des délinquants et criminels récidivistes, le bertillonnage est très vite mobilisé à d’autres fins.

L’identification des populations ambulantes devient un enjeu politique majeur. En décembre 1907, Georges Clémenceau crée douze « brigades régionales de police mobile » implantées sur l’ensemble du territoire.

Circulaire n° 80 du ministère de l’Intérieur, direction de la Sûreté générale, qui rappelle aux préfets la nécessité d’appliquer la « circulaire personnelle et très confidentielle » du 21 février 1889 relative à la surveillance des étrangers et à l’établissement des feuilles signalétiques, Paris, 23 décembre 1889.
AD 40, 4 M 179
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Circulaire n° 80 du ministère de l’Intérieur, direction de la Sûreté générale, qui rappelle aux préfets la nécessité d’appliquer la « circulaire personnelle et très confidentielle » du 21 février 1889, Paris, 23 décembre 1889..

Celle-ci est relative à la surveillance des étrangers et à l’établissement des feuilles signalétiques.

AD 40, 4 M 179

Document d’identification relatifs aux principaux membres de la bande à Bonnot dont Jules Bonnot, Octave Garnier, Raymond Callemin), début XXe siècle.
Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 2
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Document d’identification relatifs aux principaux membres de la bande à Bonnot dont Jules Bonnot, Octave Garnier, Raymond Callemin), début XXe siècle.

Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 2

Photographie d’une voiture volée à Mongeron avec indication des impacts de balles, 10 avril 1912.
Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 4
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Photographie d’une voiture volée à Mongeron avec indication des impacts de balles, 10 avril 1912.

Archives de la Préfecture de police de Paris, YB 4

Extrait du Journal officiel contenant un décret du Président de la République précisant les ressorts d’action des brigades mobiles créées par décret du 30 décembre 1907. Ce texte indique aussi que le département des Landes dépend de la résidence de Bordeaux.
AD 40, 4 M 23
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Extrait du Journal officiel contenant un décret du Président de la République précisant les ressorts d’action des brigades mobiles créées par décret du 30 décembre 1907, Paris, 5 septembre 1911.

Ce texte indique aussi que le département des Landes dépend de la résidence de Bordeaux, Paris, 5 septembre 1911.

AD 40, 4 M 23

État numérique dressé par le Préfet des Landes des marchands ambulants, forains et nomades auxquels il a été délivré jusqu’au 1er septembre 1923 dans le département des Landes, les récépissés de déclaration ou carnets d’identité et anthropométriques prévus par la loi du 16 juillet 1912, Mont-de-Marsan, 27 novembre 1923.
AD 40, 4 M 58
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État numérique des marchands ambulants, forains et nomades auxquels il a été délivré les récépissés de déclaration ou carnets d’identité et anthropométriques prévus par la loi du 16 juillet 1912, Mont-de-Marsan, 27 novembre 1923.

AD 40, 4 M 58

Carnet anthropométrique d’identité d’une « nomade » ayant circulé et résidé dans les Landes, 1913-1928.
AD 40, 4 M 59
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Carnet anthropométrique d’identité d’une « nomade » ayant circulé et résidé dans les Landes, 1913-1928.

AD 40, 4 M 59

Carnet anthropométrique d’identité d’un « nomade » ayant circulé et résidé dans les Landes, 1913-1928.
AD 40, 4 M 62
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Carnet anthropométrique d’identité d’un « nomade » ayant circulé et résidé dans les Landes, 1913-1928.

AD 40, 4 M 62

Caricaturé ! Sous le feu des critiques

Si le bertillonnage contribue à construire un imaginaire glorifiant les performances d’une police devenue technico-scientifique, il fait aussi l’objet, en particulier dans la presse quotidienne à grand tirage, de discours critiques et satiriques qui en pointent les limites et abus. On doute du sérieux de certaines expertises de Bertillon qui conduisent la justice à condamner injustement des innocents.

« Une séance d’anthropométrie », dessin de caricature publié dans Le Pilori, par Fertom (Charles Froment), 21 mars 1897.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Une séance d’anthropométrie », dessin de caricature publié dans Le Pilori, par Fertom (Charles Froment), 21 mars 1897.

Coll. particulière de Pierre Piazza

« Bertillonnades », dessin de caricature publié dans L’Assiette au Beurre, par Cesare Annibale Musacchio, 1909.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Bertillonnades », dessin de caricature publié dans L’Assiette au Beurre, par Cesare Annibale Musacchio, 1909.

Coll. particulière de Pierre Piazza

« Bertillonnades », dessins de caricature publiés dans L’Assiette au Beurre, par Cesare Annibale Musacchio, 1909.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Bertillonnades », dessins de caricature publiés dans L’Assiette au Beurre, par Cesare Annibale Musacchio, 1909.

Coll. particulière de Pierre Piazza

Quelques grandes affaires landaises

Loin des plus grandes affaires, souvent parisiennes, les crimes perpétrés dans les Landes renseignent sur les mœurs de la Belle Époque dans ce département essentiellement rural. Dans les campagnes, ils relèvent très fréquemment de conflits de voisinage ou familiaux, d’actes crapuleux, de vols ou de règlements de compte.

Carte postale, « Lajoie à Mézos, condamné à mort le 14 janvier 1904 »,1904.
AD 40, 1 Fi 5390
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Carte postale, « Lajoie à Mézos, condamné à mort le 14 janvier 1904 »,1904.

AD 40, 1 Fi 5390

Acte d’accusation délivré par le Parquet de la Cour d’Appel de Pau à l’encontre d’Étienne Bordus, ouvrier forestier, accusé d’avoir commis un homicide volontaire sur Jeanne Lafourcade, aubergiste, à Saint-André-de-Seignanx et un vol, le 7 juillet 1930, Pau, 8 octobre 1930.
AD 40, 2 U 321
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Acte d’accusation délivré par le Parquet de la Cour d’Appel de Pau à l'encontre d'Etienne Bordus, Pau, 8 octobre 1930.

Étienne Bordus, ouvrier forestier, est accusé d’avoir commis un homicide volontaire sur Jeanne Lafourcade, aubergiste, à Saint-André-de-Seignanx et un vol, le 7 juillet 1930.

AD 40, 2 U 321

Photographie face/profil d’Étienne Bordus prise par la 7e brigade mobile du service régional d’Identification judiciaire, Bordeaux, 1er août 1930.
Archives de la Préfecture de police de Paris, Y B 37
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Photographie face/profil d’Étienne Bordus prise par la 7e brigade mobile du service régional d’Identification judiciaire, Bordeaux, 1er août 1930.

Archives de la Préfecture de police de Paris, Y B 37

Procès-verbal établi par la Gendarmerie, contenant des renseignements judiciaires sur l’incendie de forêt dont les auteurs ont été arrêtés, avec un croquis d’état des lieux indiquant le point de départ du feu et son périmètre, Pissos, 6 août 1949.
AD 40, 1538 W 8
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Procès-verbal établi par la Gendarmerie, contenant des renseignements judiciaires sur l’incendie de forêt dont les auteurs ont été arrêtés, avec un croquis d’état des lieux indiquant le point de départ du feu et son périmètre, Pissos, 6 août 1949.

AD 40, 1538 W 8

Signalements avec mandats d’arrêt émis par le Parquet de Mont-de-Marsan au nom d’Eugène Mercier dit « Georges Yées » transmis dans tous les départements de France, Mont-de-Marsan, 2 juin 1903.
AD 40, 2 U 265
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Signalements avec mandats d’arrêt émis par le Parquet de Mont-de-Marsan au nom d’Eugène Mercier dit « Georges Yées » transmis dans tous les départements de France, Mont-de-Marsan, 2 juin 1903.

AD 40, 2 U 265

Photographie de l’une des différentes versions données par Albert Richard sur les circonstances du départ du feu, effectuées lors de la reconstitution du 12 août, extraite du dépliant photographique réalisé par l’inspecteur photographe du Service régional d’Identification judiciaire de Bordeaux, Bordeaux, 25 août 1949.
AD 40, 1538 W 8
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Photographie de l’une des différentes versions données par Albert Richard sur les circonstances du départ du feu, effectuées lors de la reconstitution du 12 août, Bordeaux, 25 août 1949.

Extraite du dépliant photographique réalisé par l’inspecteur photographe du Service régional d’Identification judiciaire de Bordeaux.

AD 40, 1538 W 8

Photographie de l’arrestation de José Curiel entouré de trois gendarmes de la brigade d’Arreau (Hautes-Pyrénées), Sarracolin, 7 novembre 1925.
AD 40, 2 U 315
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Photographie de l’arrestation de José Curiel entouré de trois gendarmes de la brigade d’Arreau (Hautes-Pyrénées), Sarracolin, 7 novembre 1925.

AD 40, 2 U 315

Lettre du Lieutenant commandant la section de la gendarmerie de Sabres au Capitaine commandant de l’arrondissement à Mont-de-Marsan, l’informant que Jacinto Jimenez et José Curiel se trouveraient dans les Landes sous de fausses identités et qu’ils pourraient faire l’avis de recherches dans les scieries ou les exploitations forestières du département.
Archives départementales de la Gironde, 1493 W 222
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Lettre du Lieutenant commandant la section de la gendarmerie de Sabres au Capitaine commandant de l’arrondissement à Mont-de-Marsan, Sabres, 19 mai 1924.

Elle l'informe que Jacinto Jimenez et José Curiel se trouveraient dans les Landes sous de fausses identités et qu’ils pourraient faire l’avis de recherches dans les scieries ou les exploitations forestières du département, Sabres, 19 mai 1924.

Archives départementales de la Gironde, 1493 W 222

Un modèle pour les polices du monde entier, les prémices d’Interpol

Le bertillonnage suscite rapidement un grand intérêt à l’étranger où le service parisien de l’Identité judiciaire s’impose comme un modèle de rationalité et d’efficacité. Il contribue à transformer en profondeur les savoirs, les méthodes et les modes d’intervention des forces de l’ordre pour les faire accéder à l’infaillibilité et au progrès.

« Practising the Bertillon method », photographie illustrant un article publié dans Black and White Budget, 21 février 1903.
Coll. particulière de Pierre Piazza
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« Practising the Bertillon method », photographie illustrant un article publié dans Black and White Budget, 21 février 1903.

Coll. particulière de Pierre Piazza

Lettre adressée au préfet de police de Paris par le président du conseil du Directoire du bureau national de police de Chicago, 24 décembre 1898.
Archives de la Préfecture de police de Paris, DB 47
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Lettre adressée au préfet de police de Paris par le président du conseil du Directoire du bureau national de police de Chicago, 24 décembre 1898.

Archives de la Préfecture de police de Paris, DB 47

Liste des questions qui seront examinées au IXe Congrès pénitentiaire international de Londres en 1915, Paris, 25 mai 1914.
AD 40, 1 Y 3
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Liste des questions qui seront examinées au IXe Congrès pénitentiaire international de Londres en 1915, Paris, 25 mai 1914.

AD 40, 1 Y 3

Enquêter dans les Landes : science, police et gendarmerie aujourd’hui

Les policiers et gendarmes landais chargés de l’identification criminelle s’inscrivent résolument dans la continuité des méthodes fondées au tournant des XIXᵉ et XXᵉ siècles par Alphonse Bertillon, dont les photographies face-profil sont toujours en vigueur, et par Edmond Locard qui s’est, lui aussi, tout particulièrement intéressé à deux types d’indices.

On ne peut aller et revenir d'un endroit, entrer et sortir d'une pièce, sans apporter et déposer quelque chose de soi, sans emporter et prendre quelque chose qui se trouvait auparavant dans l'endroit ou la pièce. 

Photographie d’une intervention de la police scientifique : constatations et relevés.
Direction départementale de la police nationale des Landes
Photographie d’une intervention de la police scientifique : constatations et relevés.

Direction départementale de la police nationale des Landes

Photographie d’une intervention de la Cellule de Recherche des Causes et Circonstances d’Incendie.
Gendarmerie nationale, Groupement de gendarmerie départementale des Landes
Photographie d’une intervention de la Cellule de Recherche des Causes et Circonstances d’Incendie.

Gendarmerie nationale, Groupement de gendarmerie départementale des Landes

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